Sur le toit du Japon, le Mont Fuji - "Fuji San"

Publié le par Florentin


Samedi, 9 heures. L’équipe est au complet. Les préparatifs pour l’expédition ont été assez longs, le temps de regrouper le matériel nécessaire pour l’ascension : chaussures de haute montagne, balise émettrice-réceptrice (harva), piolets, crampons, corde et baudriers, mousquetons et pitons pour roche volcanique, casque, scaphandre, bouteilles d’oxygène, gilet de sauvetage et détecteur numérique d’éruption volcanique. Autant vous dire que nous ne sommes pas partis à la légère. D’ailleurs, tous les membres de l’équipe avaient déjà arraché quelques cimes de part le monde, telles que l’Annapurna au Népal, le K2 à la frontière Sino-pakistanaise, et pour les plus petits joueurs le Mont Everest qui reste quand même le plus facile. Alors ça se devait d’être la meilleure encordée que ce bon vieux Mont Fuji, alias « Fuji San », ait bien pu porté sur sa croute depuis belle lurette.


La route depuis Nagoya fut assez mouvementée, avec quelques erreurs de co-pilotage certes, mais qui nous a fait arriver bien plus tard que prévu aux pieds de ce géant sorti de nulle part. Les discussions ont été longues, voir tendues avec des pics de stress et d’angoisse quant à savoir si on surenchérissait le défi pour tenter l’ascension de nuit. Et finalement, bravant l’impossible et n’écoutant que nos cœurs battant à l’unisson, nous sommes allés montrer à ce Fuji San avec quel bois on se chauffe de part chez nous

 

Arrivés à 2200 mètres, autrement dit environ 15 minutes après le parking, on avait déjà perdu la gente féminine. Mais après de longues heures d’attente, un sneakers et une bonne tape dans le dos, elles ont repris du poil de la bête (au sens premier cette expression peut susciter quelques étonnements…) et se sont remis en route.  

Nous avons finalement opté pour un campement à 3400 mètres, soit la 8ème et dernière étape qui permet de s’abriter, et je peux désormais vous assurer que la roche volcanique n’est pas un endroit confortable où se reposer. La légende raconte d’ailleurs que nous avons fait péter le champagne pour mon anniversaire là-bas, mais évidemment pour les puristes que nous sommes, sains de corps et d’esprit, athlètes responsables et sportifs invétérés, nous préférons laisser l’écho de ce mythe se répandre de lui-même.

Le sommet fut bel et bien le couronnement d’un effort de tous les instants, avec un spectacle inoubliable, une vue extraordinaire, et la chance de pouvoir contempler le lever du soleil sur le Mont Fuji, sorti de derrière une mer de nuages, depuis ses 3 776 mètres. Une expérience qui nous aura tous marqué, et que nous ne sommes pas prêts à remettre de si tôt !

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Publié dans Juillet 2008

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G
Aloha! Comment vas-tu flo? Toujours satisfait de ta vie japonaise? Mais qu'est-ce qui fait là Andrey??? Il bosse avec toi? Tout marche bien avec les petites du service Design?????<br /> Aligato florentin san!
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